CHU au Maroc : la fin progressive du résidanat bénévole

La réforme de 2026 acte la transition vers un résidanat contractuel et indemnisé au Maroc.

Introduction : Longtemps présent dans certains centres hospitaliers universitaires marocains, le statut de résident bénévole appartenait à une organisation historique du résidanat aujourd’hui en transformation. La réforme engagée en 2026 marque un tournant en redéfinissant en profondeur les modalités d’exercice des médecins en formation spécialisée.

Durant plusieurs années, les établissements hospitalo-universitaires ont intégré des résidents impliqués dans toutes les activités de soin et de formation sans cadre contractuel homogène. Leur participation aux gardes, aux consultations et à la continuité des soins s’inscrivait dans un contexte marqué par un déficit de postes financés, une augmentation du nombre de médecins en spécialisation et des besoins croissants au sein des CHU.

La nouvelle réglementation introduite en 2026 modifie cette organisation en instaurant un modèle fondé sur la contractualisation. Ce dispositif prévoit des indemnités définies, un encadrement juridique clarifié ainsi qu’une harmonisation nationale du statut des résidents. Les promotions transitoires des années 2024 et 2025 pouvaient encore arbitrer entre volontariat et contractualisation lors des discussions institutionnelles, mais l’architecture du système s’oriente désormais de manière structurée vers le contrat.

Ce repositionnement marque l’abandon progressif du modèle bénévole au sein des CHU marocains et s’inscrit comme une évolution majeure de l’organisation hospitalo-universitaire. Il témoigne d’une volonté de structuration et d’unification du résidanat à l’échelle nationale, avec des conséquences importantes pour les futures générations de médecins en formation.

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