Introduction : Dans le contexte actuel de circulation de l’ADNV, l’Organisation mondiale de la Santé appelle à un renforcement coordonné des dispositifs de santé publique, tant à bord des moyens de transport concernés que dans les pays où des cas ou des contacts ont été identifiés. L’objectif est de limiter la propagation tout en assurant une prise en charge rapide et adaptée des situations suspectes.
Les autorités sanitaires sont invitées à intensifier les actions de traçage des contacts, de détection et d’investigation des cas, ainsi que la notification et l’analyse en laboratoire. La surveillance repose également sur une communication claire auprès des populations concernées. Les personnes exposées, notamment lors de voyages, doivent surveiller l’apparition de symptômes précoces pendant une période de 42 jours, incluant troubles généraux ou respiratoires. En cas de signes évocateurs, l’isolement immédiat et le signalement aux autorités sanitaires sont requis, accompagnés de mesures de protection respiratoire en présence de symptômes.
Une attention particulière est portée à l’identification et à la classification des contacts selon leur niveau de risque. Les expositions prolongées et rapprochées, notamment en espaces clos ou sans protection adéquate, définissent les situations à haut risque, justifiant une surveillance active et des mesures de quarantaine. À l’inverse, les contacts à faible risque relèvent d’une auto-surveillance. Les investigations s’appuient sur des données variées telles que les manifestes de passagers ou les interactions documentées afin d’assurer un repérage exhaustif.
La prise en charge clinique repose principalement sur des mesures de soutien, notamment la surveillance étroite des fonctions respiratoires et circulatoires. L’évolution pouvant être rapide, les formes sévères nécessitent une admission en soins intensifs, avec recours possible à la ventilation mécanique ou à des techniques avancées d’oxygénation. Aucun traitement antiviral spécifique validé n’est actuellement disponible pour le syndrome pulmonaire associé aux hantavirus. La prévention des infections en milieu de soins repose sur l’application stricte des précautions standard et complémentaires.
Au-delà de la réponse clinique, les actions de santé publique visent à améliorer la détection précoce, limiter les expositions et renforcer l’information des populations. Les stratégies incluent la gestion environnementale pour réduire les contacts avec les rongeurs, principaux réservoirs, ainsi qu’une communication transparente et adaptée. À ce stade, aucune restriction de voyage ou de commerce n’est recommandée, les mesures devant évoluer en fonction des connaissances scientifiques disponibles.




