Nouveau-nés : prudence avec carbamazépine et oxcarbazépine

Chez les nourrissons de moins de 4 semaines, ces traitements exposent à un risque lié au propylène glycol.

Introduction : Les formes buvables de carbamazépine (Tégrétol) et d’oxcarbazépine (Trileptal) font l’objet d’une mise en garde chez les nourrissons de moins de 4 semaines en raison de la présence de propylène glycol à des concentrations jugées trop élevées pour cet âge.

Utilisés dans la prise en charge de l’épilepsie, ainsi que dans certaines douleurs ou troubles de l’humeur, ces médicaments contiennent un excipient dont l’élimination est encore immature chez le nouveau-né. Cette incapacité à métaboliser correctement le propylène glycol favorise son accumulation dans l’organisme.

Cette accumulation peut entraîner des effets indésirables graves, notamment des atteintes rénales et hépatiques, ainsi que des troubles métaboliques. Le risque est encore accru lorsque l’enfant reçoit d’autres traitements contenant du propylène glycol ou des substances métabolisées par les mêmes voies, comme l’éthanol.

Analyse : En pratique, l’administration de ces spécialités doit être évitée avant l’âge de 4 semaines, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique. Dans ce cas, une surveillance clinique et biologique étroite est nécessaire, incluant l’évaluation des fonctions hépatique et rénale ainsi que certains paramètres biologiques spécifiques.

Conclusion : Cette mise en garde souligne l’importance d’adapter les traitements aux capacités métaboliques du nouveau-né et de prendre en compte l’ensemble des expositions médicamenteuses. Source : ANSM.

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