Introduction : Après une période de blocage, les échanges entre le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Commission nationale des médecins internes et résidents (CNIR) ont récemment repris, à l’occasion d’une réunion présidée par le ministre Amine Tahraoui.
Cette relance intervient dans un contexte jugé sensible par les représentants des internes et résidents, qui avaient alerté en janvier sur les risques d’un arrêt du dialogue. Parallèlement, les autorités ont annoncé le report des concours d’internat et de résidanat en raison de l’adaptation nécessaire au nouveau cadre juridique introduit par le décret n° 2.26.342, relatif au statut des étudiants en médecine, pharmacie et médecine dentaire en formation dans les structures de santé territoriales.
Les concertations ont permis de dégager plusieurs avancées, notamment la garantie de non-rétroactivité des nouvelles dispositions afin de préserver les droits des promotions en cours. Il a également été acté que les internes des promotions 2024 et 2025 conserveront la liberté de choisir entre volontariat et contractualisation, sans modification imposée de leur statut initial. Un calendrier progressif de la durée d’engagement post-spécialisation a été adopté, allant de six ans pour les premières promotions concernées à trois ans à partir de 2032.
Analyse : Ces mesures traduisent une volonté d’équilibre entre réforme du système de santé et respect des acquis des professionnels en formation. Elles visent à instaurer davantage de prévisibilité et d’équité intergénérationnelle, tout en répondant aux besoins organisationnels du système de santé.
Conclusion : Les discussions devraient se poursuivre afin de préciser le calendrier définitif des concours, envisagés entre le 1er et le 15 juin 2026. Par ailleurs, le principe d’affectation prioritaire dans la zone de formation a été retenu, avec un recours limité aux affectations nationales. source : CNIR




